Je n’écris pas pour enseigner ni pour convaincre. J’écris simplement pour partager un chemin, le mien, dans l’espoir que certains s’y reconnaissent.

Je n’écris pas pour enseigner ni pour convaincre. J’écris simplement pour partager un chemin, le mien, dans l’espoir que certains s’y reconnaissent.
Lorsque je pense à l’enfant que j’étais aujourd’hui, je ressens une grande fierté du chemin parcouru.
Longtemps, je me suis demandé ce que deviendrait demain, avec tout ce qui s’était passé hier.
Hier n’était plus… et demain, c’était quand ?
Très jeune, à l’école primaire, je ne comprenais pas ce qui se passait à l’intérieur de moi. J’étais différent. Je pensais différemment. Je ressentais différemment. Et je ne savais pas comment l’expliquer.
J’ai souvent été le bouc émissaire. Rejeté. Mis de côté.
Les moqueries, les rires… je ne les comprenais pas vraiment.
Nous venions d’une famille très pauvre. Ma mère nous habillait avec ce qu’elle trouvait. Cela suffisait pour être ridiculisé.
À la maison, je n’en parlais pas.
Je me sentais dépassé.
Et surtout… je croyais que tout le monde était comme moi.
Lorsque j’étais en contact avec les gens, des informations me venaient spontanément. Sans raison apparente. Sans effort.
Il m’arrivait de dire des choses, et on me répondait :
« Comment tu peux savoir ça ? Qui t’a dit ça ? »
Je ne savais pas quoi répondre.
Alors on m’étiquetait. On me nommait. On me jugeait.
Je pensais sincèrement que c’était normal. Que tous les enfants vivaient ça.
Mon père travaillait énormément. Trois ou quatre emplois pour qu’on arrive.
Le seul moment où on le voyait vraiment, c’était à l’église, le dimanche.
Et étrangement… j’aimais ça.
J’aimais être près de lui. Collé sur lui. Fier d’être avec mon père.
C’était un moment de calme, de présence, de lien.
Un moment où je me sentais simplement… bien.
Au secondaire, quelque chose a changé.
Je réussissais bien à l’école. Les réponses me venaient facilement.
Je me suis retrouvé à la fois parmi les “bons élèves” et proche de ceux qui avaient plus de difficulté.
J’aidais. Je faisais des ponts.
Vers 17–18 ans, une évidence s’est imposée :
avant d’aider les autres, je devais me comprendre.
J’ai alors commencé à me former.
Non pas pour accumuler des titres, mais pour mettre des mots sur ce que je vivais depuis toujours.
PNL, relation d’aide, kinésiologie, kiné appliquée, musicothérapie.
Avec le temps, j’ai compris une chose essentielle :
toute vérité n’est pas toujours bonne à dire.
En 2007, avec ma femme Manon, nous avons créé le Centre de l’Éveil du Soi.
Pas comme un projet d’affaires, mais comme une continuité naturelle.
Je disais souvent :
« Le plus long voyage, c’est de la tête au cœur… puis du cœur à la tête. »
Vers 2016–2017, un autre basculement est survenu.
En plus de sentir les énergies, je me suis mis à les voir.
Ce fut troublant. Déstabilisant.
Mais aussi porteur d’une grande clarté.
La musique, les fréquences, les vibrations… tout prenait sens.
Nous sommes vibration avant d’être matière.
Aujourd’hui, je continue ce chemin.
Non pas pour convaincre.
Mais pour honorer ce que je suis devenu.
Si ces mots résonnent en vous, alors ils avaient leur place ici.